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la prévention chez les gays montre à nouveau ses limites
L'Institut de veille sanitaire (Invs) estime à environ 6300 le nombre de personnes ayant découvert leur séropositivité en 2007, soit une diminution de 4% par rapport à 2006.Pendant la même période, 5 millions de sérologies VIH ont été réalisées en France, soit une diminution de 5% par rapport à 2006. L'institut de veille sanitaire qualifie l'évolution concernant le nombre de découvertes de séropositivité de « tendance encourageante car elle s'établit depuis maintenant 2004 ». Toutefois, dans un contexte européen où tous les indicateurs sur le VIH sont à la hausse chez les gays, on aurait tort de se réjouir. Lors de la présentation aux associations, le professeur Willy Rosenbaum, président du Conseil national du sida, a d'ailleurs souligné que « devant ces chiffres, il y a plusieurs interprétations possibles, il faut donc être extrêmement prudent », et a rappelé les dysfonctionnements relatifs à l'activité de dépistage dans les départements français d'Amérique, notamment en Guadeloupe et Guyane. De son côté, Emmanuel Château, coprésident d'Act Up, a remarqué que « la baisse constatée de 5% du recours au dépistage rend toute interprétation difficile ». Et, justement, alors que le nombre de découvertes de séropositivité a diminué depuis 2003 chez les femmes de nationalité étrangère et depuis 2005 chez les hommes de nationalité étrangère, le nombre de découvertes de séropositivité a augmenté chez les gays entre 2003 et 2005, puis s'est stabilisé en 2006. Selon l'Invs, « cette situation dans la population homosexuelle est préoccupante ». Car tous les indicateurs montrent un relâchement dans les pratiques de prévention: après une baisse en 2005, le nombre de cas de syphilis en France a de nouveau augmenté pour atteindre 455 cas en 2006, dont 74% concernent des homosexuels. Le nombre de LGV continue également d'augmenter avec 140 cas en 2006. Par ailleurs, à travers l'étude Hepaig, l'Invs estime que « les expositions au risque VHC chez les homosexuels séropositifs sont multiples et observées lors de comportements sexuels spécifiques [traduction: les pratiques hard] qui créent des opportunités de transmission du VHC par contacts avec du sang ». Ainsi, au moment où l'Invs exprime sa satisfaction sur l'évolution globale de l'épidémie.
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